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Avec les Apps GPT, OpenAI transforme les modèles de langage en systèmes d'exploitation

Lors de son DevDay 2025, OpenAI a présenté ses Apps GPT, une “nouvelle génération d'applications”, dixit l’entreprise, directement intégrées dans les conversations ChatGPT.

Une annonce qui sonne comme un coup de tonnerre pour les marques tant elle rebat les cartes et bouleverse l’équilibre établi depuis si longtemps dans le digital.

Reines du mobile depuis près de 15 ans, les applications sont-elles condamnées à s’effacer derrière l’IA ? La réponse est simple : absolument pas. Elles vont au contraire entrer dans une nouvelle ère et devenir réellement omnipotentes, beaucoup plus globales. Une logique qui était déjà au cœur de nos réflexions chez USERADGENTS, avec les universal apps (adressant smartphones et tablettes), les instant apps, les widgets ou plus récemment les Apps Intents. 

Cette nouvelle ère, ce n’est pas la fin des apps mais leur renouveau puisqu’elles peuvent désormais exister d’une autre manière. Native apps, web apps… Et maintenant IA apps.

On vous explique. 

Concrètement, la mise à disposition d’Apps GPT à tous les utilisateurs de ChatGPT (hors Europe pour l’instant) et avec, du petit SDK qui va bien pour les développeurs, signifie que dans chaque chat, il sera désormais possible d’appeler une application (Booking, Canva ou encore Expedia font partie des premiers partenaires), pour obtenir une réponse spécifique de sa part. Exemple : je cherche une playlist pour enterrer ma vie de trentenaire (ça arrive même aux meilleurs), ChatGPT va activer Spotify et me la proposer directement, sans nul besoin de quitter l’interface, grâce à un subtil mélange entre widget et contexte (merci MCP, le protocole qui va permettre de tout interfacer). 

Mais plus globalement, la mise à disposition d’Apps GPT à tous les utilisateurs de ChatGPT (toujours hors Europe pour l’instant) signifie surtout que l’IA et les LLM sont en train de gagner une bataille stratégique : hier moteurs de recherche, aujourd’hui App Stores, demain systèmes d’exploitation. 

Et le meilleur dans tout cela, c’est que l’allié numéro 1 pour y arriver est déjà tout trouvé : le mobile. Et croyez-nous, ils (les géants) le savent depuis longtemps. Dans l’ombre, ils travaillent à tout orchestrer. Google, Apple et maintenant OpenAI. 3 philosophies mais un même enjeu : devenir la couche d’intelligence dominante du quotidien numérique, en s’appuyant sur les opportunités naturelles du mobile et des applications. 

OpenAI se positionne avec une vision radicalement centrée sur le modèle lui-même. C’est l’IA qui orchestre les interactions : elle appelle des outils selon le contexte (et désormais des apps donc), compose des interfaces dynamiques et dialogue directement avec l’utilisateur. Même Sora 2, leur expérimentation vidéo, incarne cette logique : des espaces sociaux et créatifs natifs à l’IA, où tout contenu émerge du langage naturel et de la puissance du modèle.

À l’opposé du spectre, chez Apple, ça défend la cohérence et la souveraineté de son environnement fermé via Apple Intelligence. L’IA s’intègre directement à l’OS, et les “Intents” deviennent le nouveau langage de communication entre Siri et les applications tierces. Mais la rupture reste notable : les apps ne s’ouvrent plus directement. Elles sont invoquées selon le besoin, en fonction de l’intention exprimée par l’utilisateur. Apple vise une IA invisible, sécurisée et cohérente, qui renforce la valeur perçue de son écosystème matériel et logiciel intégré.

Google et Gemini continuent à avancer, doucement et surtout ultra intelligemment avec un pari ambitieux : une intégration totale entre moteur de recherche, mobile et outils de productivité. Gemini n’est pas conçu comme un simple assistant : c’est une couche d’intelligence transversale, capable de s’intégrer naturellement dans Gmail, Maps ou Android sans rupture d’interface. Google joue la carte du continuum cognitif. Une IA omniprésente mais diffuse, qui maintient l’utilisateur dans son écosystème tout en effaçant progressivement la frontière entre recherche, recommandation et action.

Alors oui ça y est, c’est arrivé. Tout va changer. Le smartphone devient un OS cognitif. Nous quittons progressivement l’ère des applications cloisonnées pour entrer dans celle des outils intelligents et interconnectés. Le mobile ne sert plus principalement à lancer des applications, mais à naviguer de manière fluide entre des intentions.
Pourquoi lui ? Car il est le seul à être aussi profondément ancré dans les usages du quotidien.

Alors on imagine votre future app intelligente ensemble ? 

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